L'élevage des ânesses chez nous :

- Pour avoir du lait, l'ânesse doit avoir un petit, mais elle ne rencontrera pas de mâle avant la fin de sa croissance qui correspond à ses trois ans.

- Sa gestation dure approximativement un an. On lui laisse ensuite "un congé maternité" de deux mois minimum pour laisser l'intégralité de son lait à l'ânon.

Comment se passe une journée de traite ?

Devenu un peu plus grand, l'ânon peut commencer à manger de l'herbe et du foin, la traite peut commencer.

✗    séparation de l'ânon et de sa mère à 7h le matin : dans deux prés collés l'un à l'autre
Elle est "au travail" quand lui est avec d'autres ânesses et petits, comme "à la crèche".
Il faut savoir que si l'ânesse ne peut voir ou savoir son petit proche d'elle, elle bloquera son lait.

✗    1ère traite à 9h30

✗    2ème traite à 12h

✗    3ème traite à 14h30

✗    4ème traite à 17h

✗    l'ânesse retrouve son petit.

On peut aussi décider de jour de repos (pour eux comme pour nous) et les laisser ensemble la journée pour ne pas traire.

- Suivant les capacités de la mère et sans chercher à forcer la lactation, elle peut durer jusqu'à 10 ou 12 mois.

- Après un sevrage naturel, l'ânesse retournera au mâle pour deux mois, le temps de les laisser faire connaissance...

- Le cycle pourra ainsi recommencer.

Et que deviennent les ânons ?

Qu'il soit mâle ou femelle, il restera chez nous au moins jusqu'à son sevrage. Nous commencerons son éducation au licol, pour les soins des pieds et autres pour ensuite pouvoir le revendre soit à des particuliers soit à des professionnels (pour de la traction animale en maraîchage, ou de l'attelage par exemple). Mais pour le début, nous garderons quelques ânesses pour nous permettre d'avoir du lait tous les ans.

En résumé, pas de saucisson d'âne de prévu !

Le troupeau

Rosalie, Vadore, Valentin, Souris, Quiquine, Frimousse, Julianna, Diva, Guimauve, Hélios & Hercule

voici les doux noms de nos grandes et belles oreilles.

À chacun son caractère et son passé auxquels on s'adapte pour entretenir une relation de confiance et leur donner envie de travailler avec nous.

Ici c'est un travail d'équipe où parfois c'est à nous de nous remettre en question sur la façon de faire pour avancer ensemble mais au rythme de chacun(e).

Trois de nos ânes sont chez nous uniquement pour être papouillés et aimés. Nous avons voulu leur offrir une belle retraite après un passé plus ou moins difficile et un passage au refuge de l'ADADA pour les remettre sur pied.

Ils seront tous ravis de vous voir, mais même s'il sont gourmands, ils préféreront vos câlins aux carottes ou morceaux de pain (qui peuvent les rendre gravement malades).

L'éthique de la ferme

✗  une alimentation bio et locale pour les animaux :
paille de Pindray, foin de Saulgé (sauf pour Valentin qui a des besoins plus spécifiques dûs à son âge et ses soucis dentaires)
✗  un accès libre au pré toute l'année
✗  soins naturels tant que cela est possible :
- phytothérapie pour remplacer les vermifuges chimiques,
- homéopathie et acupuncture sur conseils vétérinaires,
propolis pour renforcer les défenses immunitaires au changements de saison ou en cas d'infection,
- argile en cas d'infection sur tissus mous
- baume maison à base de miel, calendula et aloe vera pour les autres plaies

✗  récupération de l'eau de pluie pour abreuver les animaux (tant que sa qualité nous semble satisfaisante)
✗  une gestation un an sur deux au maximum
✗  ferme membre de l'UNAP
(syndicat d'âniers pluriactifs) et du CIVAM (Centre d'Initiative pour Valoriser l'Agriculture et le Monde rural)
✗  site devenu refuge LPO (Ligue de protection des oiseaux) et refuge chauve-souris
✗  travaux sur la ferme dans le respect du bâti existant
✗  recréation de haies (et mares en prévision), pour favoriser la biodiversité, dès qu'on en trouve le temps.